Faire de la veille : un impératif ! L’organiser et la diffuser aussi !

17 novembre 2017
Posted in Stratégie
17 novembre 2017 johanna

Avec Internet et les réseaux sociaux, on ne sait plus où regarder tellement les informations circulent. Dramatique ! Tout aussi dramatique celui qui ne fait pas de veille sous prétexte justement de ne pas savoir où regarder. Pour une veille efficace, il faut surtout organiser sa veille avec en premier point la fixation d’objectifs.

Je pourrais passer des jours entier à lire les informations. Il y a tant de choses à dire sur les métiers de la communication : l’émergence du community management au niveau des marques, les relations avec les blogueurs et les marques, les mises à jour de chaque réseau social, les nouveautés et innovations à venir, qui rachète qui, les buzz, les changements de logos, les chiffres astronomiques du marketing mobile ou encore de l’email marketing qui tient bon… Bref… L’angoisse? Alors par où commencer ?

Trouver la bonne méthodologie pour votre veille

Premier point : la veille est à mon service et non l’inverse

L’informatique est notre ami car il va nous permettre d’automatiser la veille! Fini le temps où on cherche l’info avec son stabilo, où on empile une tonne de journaux ou coupures presse pour finalement « zut c’était où? » et ne pas retrouver ce que l’on cherchait… Automatiser la veille signifie déjà avoir choisi ses sources et l’outil voire les outils informatiques.

Pour être efficace, il faut que la veille fasse partie de la fiche de poste et donc être régulière. On ne peut se dire être en veille et la faire de manière aléatoire, quand on a le temps (on sait comment ça se termine…). Par contre, le temps de veille doit être limité. De quoi a-t-on besoin? Pour aujourd’hui? Pour demain? Pour la semaine suivante? Bref, prioriser les sujets.

Second point: fixer un objectif à votre veille

On ne fait pas une veille pour être « in ». Il faut pouvoir l’utiliser. Est-ce pour faire évoluer son poste? Est-ce pour faire gagner un marché à son entreprise? Est-ce pour demander une formation sur un nouveau logiciel révolutionnaire dans son métier? Est-ce pour savoir ce qui se dit sur mon entreprise?

Si l’objectif est d’informer sur des généralités, des chiffres clés, des tendances, on peut imaginer que la veille doit être diffusée à votre chef, à vos collègues et pourquoi pas sur les réseaux auxquels vous appartenez (au hasard Twitter ou Linkedin).

Troisième point: identifier les sources

Les sources sont très nombreuses. Afin que l’information ait été vérifiée, j’ai tendance à privilégier les medias, spécialisés ou non. Viennent ensuite les influenceurs (les blogueurs reconnus ayant un certain trafic et audience) ou les personnalités spécialistes qui à priori ne disent pas trop de bêtises comme les DG ou des experts, community manager qui ont conscience du point des annonces. Dans le secteur de la communication, les agences de communication sont également excellentes. j’en suis sur Twitter mais également sur Slideshare (mais j’anticipe déjà sur les outils). Surtout n’oublions pas les concurrents…

Quatrième point : choisir les bons sujets

On peut difficilement faire une veille sur la communication. Utilisée toute seule, c’est trop vaste. A l »inverse marketing mobile, web 2.0, Facebook, Twitter sont des mots clés intéressants.

Essayer de faire un entonnoir et d’aller chercher le mot tout en bas. On peut toujours réajuster sa veille, c’est ça qui est beau avec l’informatique! C’est instantané et pas compliqué!

La palette des outils à votre disposition pour une veille de qualité

On rentre maintenant dans le concret… Il y a plusieurs outils complémentaires :

  • Google alerts : très pratique, on choisit ses mots clés et sa périodicité. Hop, ça arrive dans la boite mail… C’est par ici.
  • Netvibes (agrégateur de flux) : il s’agit d’un lecteur de flux RSS. Vous récupérez les flux RSS ou les widgets des différentes sources qui vous intéressent, vous centralisez tout sur Netvibes. L’avantage est que vous choisissez à l’inscription si c’est un travail collectif, à partager ou privé. Cela permet d’alléger sa boite email.
  • Delicious (social bookmarking) : il s’agit ici de partager ses favoris web, des lectures que l’on désire garder en mémoire et que l’on peut trier par mots clés (ou tags). A noter, l’interface est en anglais. Très utile quand on fait des recherches pour garder une trace et que l’on a besoin d’organiser.
  • Twitter : pour moi, Twitter est à cheval entre le réseau social et l’outil de veille par excellence. Il répond bien aux deux objectifs. Tweetdeck est un très bon outil pour organiser ses flux par tag par exemple car Twitter étant le media de l’immédiateté… On risque de se sentir vite submergé par l’info ! Dans « favoris », tu peux garder une trace des tweets intéressants (et aller voir ceux des autres).
  • Scoop.it (outil de curation) : le principe est un peu le même pour moi que Delicious puisque c’est une info qu’on a lue, aimée et que l’on souhaite partager. La « seule » différence mais de taille est que Scoop it présente cette veille et sélection comme un journal. Une fois que vous avez paramétré votre page vous l’éditez en la diffusant à votre réseau. Sans rédiger (ce qui prend du temps), vous avez cependant un contenu construit par vous, sélectionné par vous et si vous êtes expert dans votre domaine, c’est un gage pour vos futurs lecteurs ! Néanmoins, à garder en tête, quand on commence à diffuser, il faut être régulier et inclure cela dans son emploi du temps. Vous serez attendu en tant que super rédac en chef !
  • Newsletter : l’outil classique souvent décrié qui reste essentiel dans un plan marketing et communication. La newsletter est notamment incontournable pour faire de la veille concurrentielle. Les marques ne vous parlerons pas de la même manière selon les canaux utilisés.
  • Slideshare : je l’ai cité et je clôture ma sélection avec lui bien que je ne considère pas que ce soit de la veille quotidienne. Slideshare est un site web de partage de présentation type Power-point. Vous pourrez donc consulter des supports très complets voire même les télécharger sur des sujets bien précis.

Que prenez-vous dans cette petite sélection ? Comment vous organisez-vous ?

Diffuser sa veille c’est aussi parfois faire passer ses messages par d’autres sources, appuyer des propositions d’actions en interne… 

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